Y a-t-il des effets secondaires à la masturbation?

La masturbation est inoffensive. Certaines personnes peuvent ressentir des frottements ou une peau tendre si elles sont trop rugueuses, mais cela guérira généralement en quelques jours.

Si les hommes se masturbent fréquemment dans un court laps de temps, ils peuvent ressentir un léger gonflement du pénis appelé œdème. Ce gonflement disparaît généralement en quelques jours.

Les autres effets secondaires potentiels incluent:

Culpabilité

Certaines personnes qui craignent que la masturbation entre en conflit avec leurs croyances religieuses, spirituelles ou culturelles peuvent éprouver des sentiments de culpabilité. Cependant, la masturbation n’est ni immorale ni fausse, et le plaisir de soi n’est pas honteux.

Discuter de sentiments de culpabilité avec un ami, un professionnel de la santé ou un thérapeute spécialisé dans la santé sexuelle peut aider une personne à dépasser les sentiments de culpabilité ou de honte liés à la masturbation.

Diminution de la sensibilité sexuelle

Homme et femme au lit, l'air bouleversé, ayant des problèmes d'intimité sexuelle.
Des techniques de masturbation agressives ou excessives peuvent entraîner une sensibilité sexuelle réduite.

Si les hommes ont une méthode de masturbation agressive qui implique une prise trop serrée sur leur pénis, ils peuvent ressentir une diminution de la sensation. Un homme peut résoudre ce problème avec le temps en changeant de technique.

Une stimulation accrue, telle que l’utilisation d’un vibrateur, peut augmenter l’excitation et la fonction sexuelle globale chez les hommes et les femmes.

Les femmes qui utilisent un vibrateur ont signalé une amélioration de la fonction sexuelle et de la lubrification, tandis que les hommes ont connu une amélioration de la fonction érectile.

Cancer de la prostate

Le jury se demande si la masturbation augmente ou diminue le risque de cancer de la prostate. Les chercheurs doivent mener plus d’études avant de parvenir à une conclusion.

Une étude de 2003 a démontré que les hommes qui éjaculaient plus de cinq fois par semaine pendant leurs 20 ans étaient un tiers moins susceptibles de développer un cancer de la prostate agressif que ceux qui éjaculaient moins souvent.

Les chercheurs supposent que le risque réduit était dû au fait que l’éjaculation fréquente peut empêcher l’accumulation d’agents cancérigènes dans la prostate.

Un lien similaire entre une éjaculation fréquente et un risque moindre de cancer de la prostate a été découvert dans une étude de 2016. Les chercheurs ont constaté que les hommes qui éjaculaient 21 fois par mois ou plus présentaient un risque réduit de développer un cancer de la prostate.

En revanche, une étude de 2008 a révélé que les activités sexuelles fréquentes pendant les années 20 et 30 d’un homme augmentaient son risque de cancer de la prostate, surtout s’il se masturbait régulièrement.

Perturbant la vie quotidienne

Dans de rares cas, certaines personnes peuvent se masturber plus qu’elles ne le désirent, ce qui peut:

  • leur faire manquer le travail, l’école ou des événements sociaux importants
  • interrompre le fonctionnement quotidien d’une personne
  • affecter leurs responsabilités et leurs relations
  • servir d’échappatoire aux problèmes relationnels ou remplacer des expériences de la vie réelle

Une personne qui pense qu’elle pourrait être affectée négativement par sa pratique de la masturbation devrait parler à un professionnel de la santé.

Un médecin ou un conseiller peut suggérer une thérapie par la parole pour déterminer les moyens de gérer leur comportement sexuel.

Consulter un sexologue peut également aider à élaborer des stratégies d’adaptation à une masturbation excessive. Pour trouver un sexologue local, une personne peut visiter l’Association Américaine des éducateurs, conseillers et thérapeutes en sexualité (AASECT).

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